Quel système de ventilation choisir ? Types, prix et primes en Belgique

 L’assainissement de l’air passe par une bonne ventilation. C’est un processus important dans la mesure où il contribue à l’amélioration de la santé, mais quel système choisir pour une bonne ventilation de sa maison, entreprise ou commerce ? Quel prix pour un système de ventilation en Belgique ? Quid des normes et des primes ? Ce guide vous fournit toutes les réponses à ces questions et vous permet de recevoir des devis gratuits de profesionnels partout en Belgique. 

 

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Pourquoi ventiler sa maison, son appartement ou son entreprise ?

La ventilation d’une maison, d’un appartement ou d’un local professionnel répond à plusieurs objectifs. Elle consiste d’abord à assainir l’air en évacuant les odeurs et l’humidité. L’attention sera portée particulièrement sur l’odeur dégagée de la cuisine qui, sans un système de ventilation efficace, persiste et devient gênante.

Pour l’humidité, elle est aussi à l’origine des odeurs désagréables de moisi. Celle-ci provient surtout de la salle d’eau et de la buanderie. À la longue, l’humidité crée des champignons et moisissures pouvant causer des problèmes respiratoires.

Ventiler un bâtiment vise aussi à améliorer la qualité de l’air en apportant de l’oxygène. Le taux de ce dernier a en effet tendance à diminuer en l’absence d’une ventilation. Cela est dû au fait que les occupants consomment de l’O2 et rejettent ensuite du CO2.

En outre, une maison mal ventilée est exposée aux conséquences de la pollution de l’air intérieur. Cette dernière est à l’origine de plusieurs maladies, notamment l’AVC et les troubles cardiopathies ischémiques. Certains produits ménagers, le tabac et les plantes font partie des principaux polluants à l’intérieur.

Enfin, une bonne ventilation permet de limiter la propagation de bactéries et virus comme le Covid 19.

Souhaitez-vous installer un système de ventilation dans votre maison ou votre entreprise ? Via ventilation.be, vous pouvez demander des propositions de prix adaptées à votre projet auprès d’experts en ventilation dans votre région. De cette façon, vous pouvez facilement comparer les prix. Ce service est entièrement gratuit et sans engagement.

Quels sont les différents systèmes de ventilation en Belgique ?

Il existe différentes solutions en matière de systèmes de ventilation. À côté de la ventilation naturelle qui a le mérite d’être gratuite, il y a la VMC et le système hybride. Aussi, nous retrouvons les dispositifs de ventilation individuels. Ci-dessous, retrouvez des précisions sur chacune de ces solutions permettant d’assurer la qualité de l’air intérieur.

Les systèmes de ventilation hygiénique : A, B, C, D

La ventilation hygiénique comprend l’ensemble des dispositifs permettant de renouveler l’air des locaux de façon contrôlée.

Pamis ces dispositifs, on note les types suivants :

    • La ventilation naturelle (A)
    • Les systèmes de ventilation mécanique contrôlée (B,C,D)

La ventilation naturelle : le système A

ventilation naturelle système A

Son principe consiste à utiliser des aérateurs ou grilles réglables pour faire entrer naturellement l’air neuf à l’intérieur. Les premiers sont à installer dans les vitrages, façon OAR, ou dans les châssis. Quant aux grilles, elles sont à positionner en façade.

Concernant les locaux humides, ces dispositifs facilitent l’évacuation permanente de l’air vicié. Pour cela, on relie les grilles à des conduits verticaux en toiture.

La ventilation naturelle mérite l’attention par le confort qu’elle offre et l’absence d’entretien. Le système ne génère aucun bruit en plus de ne pas consommer de l’électricité.

En revanche, elle ne permet pas un renouvellement optimal de l’air. De plus, le confort thermique est amoindri pendant la saison hivernale. Par ailleurs, l’installation du système peut être complexe en rénovation.

Les systèmes de ventilation mécanique contrôlée (VMC) : Systèmes B, C, D

Ces systèmes concernent tous les dispositifs pouvant à la fois fournir, évacuer et renouveler l’air dans une pièce.

Avec le VMC, on parle alors d’une possibilité de maitriser les débits malgré une importante variation olfactive. Voici les systèmes qui se distinguent dans cette catégorie :

    • La VMC simple flux par pulsion (B)
    • La VMC simple flux par extraction (C)
    • La VMC mécanique double flux (D)
La ventilation mécanique simple flux par pulsion (VMC simple flux) : B

ventilation simple flux b

Ce système favorise le renouvellement de l’air par insufflation sans ou avec réseau de gaines. On distingue le VMC simple flux hygro de type A et celui de type B. Avec le premier, la régulation du débit d’air se fera en fonction du taux d’humidité dans l’air intérieur. Avec le second, la combinaison bouches d’extraction et entrées d’air assure la régulation du débit d’air.

La ventilation simple flux par extraction : Système C

système c vmc simple flux

Elle fait partie des systèmes de ventilation hygiénique. Ici, des aérateurs ou des grilles réglables assurent l’entrée naturelle d’air neuf. Le détalonnage se fera via des grilles installées dans la partie basse des murs ou des portes. Enfin, un ou plusieurs ventilateurs se chargent d’évacuer mécaniquement et en continu l’air vers les façades ou la toiture. Évacuant avec efficacité l’humidité, ce dispositif compte quelques inconvénients, dont des nuisances sonores.

La ventilation mécanique double flux (VMC double flux) : D

système ventilation D dvmc double flux

Le système de vmc double flux est conforme à la norme NBN D50-001. Avec lui, la pulsion de l’air neuf filtré, comme l’extraction de l’air vicié se fera de manière mécanique. En plus de permettre le prétraitement de l’air, cette méthode présente l’avantage d’être maîtrisable.

Par ailleurs, le recyclage de l’air peut être envisagé en cas de proximité entre les conduits de pulsion et d’extraction. En revanche, le système double flux est assez coûteux à mettre en place et il vaut mieux passer par un installateur en ventilation pour son installation.

Le système de ventilation hybride

Son principe repose sur l’association d’un système de ventilation mécanique et un système de ventilation naturelle. L’objectif consiste en l’optimisation de l’usage des forces motrices naturelles. Cela implique de produire une assistance mécanique à basse pression, soit une ΔP ≤ 50 Pa.

Ce dispositif peu encombrant propose les avantages de ces deux types de systèmes de ventilation. Cependant, il implique de faire certains compromis, dont une installation peu esthétique pouvant compromettre les façades.

Les appareils individuels

L’aérateur constitue une alternative si la mise en place d’un VMC ne peut pas être envisagée. Ce dispositif s’avère efficace pour l’élimination de l’air humide des salles d’eau. En outre, il permet d’évacuer les odeurs désagréables dans les sous-sols dépourvus d’ouverture et les WC.

Les appareils individuels de ce type présentent l’avantage d’être facile à mettre en place. Ils sont d’ailleurs peu encombrants, car leur diamètre varie généralement entre 100 et 150 mm. L’installation ne demande pas de travaux conséquents. De plus, il n’y a pas besoin d’équiper toute la maison d’une unité centrale et de canalisation.

La ventilation intensive

La ventilation intensive consiste à ventiler manuellement les pièces en ouvrant l’ensemble des fenêtres et portes donnant sur l’extérieur pour évacuer l’air vicié. Elle peut se combiner à un système de ventilation hygiénique. Bien qu’efficace, cette technique à plusieurs défauts :

    • Elle est inconfortable en hiver lorsque l’air extérieur est très frais ;
    • Le renouvellement de l’air n’est pas continu ;
    • Il est compliqué, voir impossible, de contrôler le débit d’air entrant dans le bâtiment (il dépend surtout des conditions de vent à l’extérieur).

Quelle différence entre système centralisé et décentralisé ?

Le système centralisé repose sur l’utilisation d’un groupe de ventilation ou d’un seul ventilateur pour l’ensemble du bâtiment. L’unité de ventilation assure à la fois ici l’évacuation de l’air vicié et l’apport d’air frais. Le dispositif peut être installé sous la toiture ou dans le grenier. Pour repartir la consommation, il s’avère intéressant d’équiper le système d’un moteur à courant continu.

Quant au système de ventilation décentralisée, il consiste à utiliser plusieurs ventilateurs individuels au sein du local. Celui-ci constitue un choix judicieux pour résoudre les problèmes d’humidités ponctuels. L’intérêt de ce système réside sur un équilibre assuré des volumes d’air. En outre, il permet de diminuer les pertes d’énergie de chauffage tout en assurant une ventilation précise. Côté inconvénient, on note en revanche les nuisances acoustiques qui occasionnent des gênes dans les pièces de vie.

Faut-il choisir un système de ventilation naturelle ou mécanique contrôlé ?

Avec le système de ventilation naturelle, la circulation de l’air est totalement naturelle. On parle ici d’effet cheminée ou tirage thermique. Le déplacement de l’air se fait grâce à la différence de masse volumique. À ce facteur s’ajoutent les différences de pression générées par le vent circulant entre les façades du bâtiment. Bref, aucun dispositif ou matériel n’intervient alors avec la ventilation naturelle.

Aussi, ce système présente l’avantage d’être économique, car elle ne consomme pas d’électricité. La différence de température et la pression du vent constituent le moteur de déplacement d’air. Cependant, il est difficile d’assurer le débit d’air recommandé avec ce modèle de ventilation. De plus, il est important de s’assurer que le conduit vertical débouche correctement en toiture avec ce système.

Pour la VMC, le système fait appel à l’utilisation d’un extracteur d’air. Ce dispositif électrique assure l’aspiration et le rejet de l’air à l’extérieur de la maison. En termes d’efficacité, ce modèle permet d’évacuer efficacement l’humidité et les mauvaises odeurs à l’intérieur d’un bâtiment. Il se présente ainsi comme la solution idéale pour renouveler l’air.

Pour cette catégorie de système de ventilation, on distingue le VMC simple flux et la VMC double flux. Prisée pour le neuf, la première se compose d’un extracteur électrique qui sera relié aux bouches d’extraction. Le modèle double flux autorise l’aspiration de l’air vicié et l’apport d’air pur à l’intérieur du logement. Ce système est pourtant difficile à mettre en œuvre malgré son efficacité. C’est pourquoi il est préférable de confier l’installation à des experts.

Quels critères pour choisir son système de ventilation ?

Avant tout, il est important d’identifier l’usage du logement et la surface à ventiler. Pour l’usage, la ventilation hygiénique sera recommandée pour l’occupation journalière. Quant à la ventilation intensive, elle convient uniquement en cas de risque élevé comme les pics de pollution. Ce système peut aussi être adopté en cas de sur-occupation comme dans une école. Concernant la surface, plus le bâtiment est spacieux plus il aura besoin de l’équiper d’un système de ventilation puissant.

La question de confort constitue aussi un critère important pour le choix de ce dispositif. C’est ainsi qu’il convient de rappeler que certains systèmes, malgré leur efficacité, sont assez bruyants. C’est le cas de la ventilation simple flux par extraction. Choisir ce modèle revient alors à faire un compromis en matière de nuisance sonore. Pour le confort thermique et la qualité d’air, c’est surtout le système de ventilation naturelle qui demande de sacrifice.

Il convient également de se renseigner sur les contraintes d’urbanisme pour le choix du dispositif. De même, la présence d’éléments à caractère patrimonial peut obliger à restreindre le choix pour quelques appareils. Enfin, il ne faut pas perdre de vue les travaux à entreprendre pour le système de ventilation. Aussi, gardez par exemple à l’esprit que l’installation d’un système VMC double flux est plus complexe. Contrairement à un VMC simple flux, l’opération exige en effet la mise en place d’un équipement plus imposant.

Combien coûte un système de ventilation en Belgique ?

Le budget à prévoir varie en fonction du système et des contraintes liées aux travaux. C’est pourquoi le tableau ci-dessous ne propose que des indications de prix pour les différentes installations.

Comparatif des prix en fonction du système de ventilation

Type de système de ventilation
Prix système de ventilation
Système de ventilation A
± 1 800 €
Système de ventilation B
± 2 600 €
Système de ventilation C
± 3 000 € – 3 400 €
Système de ventilation D
± 5 000 € – 7 000 €

Peut-on bénéficier de primes en Belgique ?

Voici un zoom sur les primes octroyées en Belgique pour les travaux en rapport avec le système de ventilation :

À Bruxelles : prime énergie, prêt vert, prime à la rénovation de l’habitat

L’installation d’une ventilation mécanique ouvre droit aux primes Énergie à Bruxelles. Le montant de la prime dépend de différents facteurs, notamment du type de bâtiment et de la catégorie de revenus. Les primes sont majorées de 10 % pour les logements situés en zone EDRLER ou ZRU, exceptée pour la prime C8.

Si vous souhaitez investir dans un système VMC avec récupération de chaleur,  la prime énergie de Bruxelles peut vous financer de 1 250 à 3 500 €. Plus d’informations en cliquant ici.

Avec le prêt vert, il est question d’un financement allant d’une hauteur de 0 % à 2 %. Cette aide concerne les travaux d’amélioration des systèmes énergétiques du logement. Ce prêt peut être cumulé avec des primes et le financement peut atteindre jusqu’à 25 000 euros.

Pour la prime à la rénovation à l’habitat, elle est disponible pour les logements situés dans l’une des 19 communes bruxelloises. Le montant maximal de l’aide est de 30 000 euros par logement.  

En Wallonie : La prime habitation

En région Wallone, les primes « habitation » résultent de la fusion du système de primes énergie et celui dédié à la rénovation. Cette aide est octroyée aux propriétaires d’un immeuble âgé de plus de 15 ans. Il faut également qu’au moins la moitié de l’immeuble en question soit dédié au logement.

Les montants associés à la prime habitation sont dégressifs. Ils varient principalement en fonction des revenus des foyers. Un ménage qui dispose d’un revenu de référence dépassant les 97 700 euros par an peut accéder aux primes. Dans ce cas, ces dernières ne sont pas majorées.

Notez aussi que la sollicitation des prêts à taux 0 en région Wallonie implique la demande des primes. Ces prêts forment d’ailleurs, à côté des primes, les principales octroyées dans cette partie de la Belgique.

De manière générale, le montant de base octroyé dans le cadre d’une prime en Wallonie est de 500€ pour l’installation d’une ventilation mécanique contrôlée (VMC simple flux) et 1200€ pour une VMC double flux.  

En Flandre : Le bonus de rénovation totale

L’installation d’un système de ventilation donne accès au Bonus de rénovation totale en Flandre. Pour en bénéficier, il faut cependant effectuer trois parmi les investissements dans la liste publiée par la région. Les travaux doivent se dérouler dans une période de cinq ans.

Le bénéficiaire aura ensuite droit à une aide s’élevant à 1 250 euros après les trois investissements. Cette somme peut monter jusqu’à 4 750 euros avec l’engagement pour sept investissements successifs. Il est important toutefois de retenir que le bonus ne peut pas être demandé par la personne qui en sollicite. Son activation automatique est assurée par le gestionnaire du réseau. Cela aura lieu lorsque la personne sollicite au moins deux primes et installe un système de ventilation.

Comment installer son système de ventilation ?

Les prérequis dépendent principalement du type de dispositif de ventilation choisi. Il ne faut donc pas se fier à la facilité apparente des installations, même avec le système simple comme la ventilation simple flux.

Le défi à relever sera encore plus complexe avec les VMC double flux. Ce système est en effet caractérisé par l’absence d’entrée d’air extérieur dans les pièces de vie. De plus, l’installation inclut des opérations complexes comme la fixation la centrale et le raccordement des conduits. De plus, aucune erreur n’est tolérée avec les raccordements électriques, étape finale pour l’installation.

Bref, même les kits prêts à installer ne permettent pas d’assurer une installation dans les règles de l’art. Rien ne remplace l’intervention d’un expert pour la mise en œuvre d’un système de ventilation. C’est la seule garantie pour une installation efficace et conforme aux normes.

Quelle norme en Belgique ?

L’attention se focalise sur la norme NBN D50-001 pour l’installation de système de ventilation en Belgique. Celle-ci définit les 4 modes de ventilation de base qui peuvent être utilisés dans un logement occupé. Les locaux spéciaux comme les garages et les caves ne sont pas soumis aux exigences relatives à cette norme. La ventilation de ces zones fait cependant l’objet de recommandation par souci pour la santé.

Pour revenir à cette norme, il est important de se renseigner sur les débits à satisfaire en matière de ventilation. Dans ce cadre, il faut se référer aux prescriptions dans l’annexe C2 de l’AGW du 15.05.2014. Les recommandations s’y trouvant concernent principalement les bâtiments résidentiels. Généralement, le calcul du débit de ventilation s’effectue sur la base d’un débit normalisé de 3,6 m 3/h et par m² de plancher.

Quand et comment entretenir son système de ventilation ?

L’entretien du système de ventilation permet d’assurer le bon fonctionnement du dispositif. Notez que les saletés, les poussières et les graisses de cuisson ont tendance à obstruer le système. Résultat, celui-ci n’est plus en mesure d’assurer sa fonction. Vont survenir ensuite les problèmes d’humidité associés à un manque d’aération.

Dans le cas d’une ventilation naturelle, l’entretien doit être effectué régulièrement, mais peut être réalisé facilement par l’occupant. Situées au niveau des fenêtres, les grilles d’entrée d’air associées à ce système ont tendance à se salir rapidement. Ce phénomène perturbe le débit d’air. Le nettoyage peut se faire avec de l’eau savonneuse. Lors de l’entretien, il ne faut pas oublier de traiter les grilles d’extraction.

Avec le VMC simple flux, le dépoussiérage des entrées d’air doit se faire au moins une fois par mois. Pour cela, on peut utiliser un aspirateur ou simplement du chiffon sec. Cependant, le nettoyage des conduites, auxiliaires (ventilateurs) et éventuellement d’un récupérateur de chaleur est plus compliqué à réaliser et nécessite une certaine technique et le matériel approprié. Même chose si vous optez pour un système hybride. 

La fréquence de nettoyage préconisé pour le VMC double flux (D) est de 6 mois. Il ne faut pas hésiter à changer complètement les filtres lorsque ceux-ci sont défectueux. C’est le système qui recquiert le plus d’entretien et de nettoyage, mais aussi le plus complexe à réaliser.

Dans tous les cas, il vaut mieux faire appel à un profesionnel qui se chargera du nettoyage des conduits. Il est possible de souscrire à un contrat de maintenance à des sociétés spécialisées en nettoyage et entretien de systèèmes de ventilation. 

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